Leiko

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 Mon histoire

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dilla
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MessageSujet: Mon histoire   Mar 4 Sep - 19:23

Voilà, je commence une histoire. Vous pourrez me dire ce que vous en pensez dans les commentaires. Mais ne soyez pas trop sévères, parce que je suis encore... jeune ^^

Chapitre 1 : L’inconnu.

Quelle heure était-il ? Camille n’en avait aucune idée. Elle était allongée de tout son long sur le lit de sa chambre, baignée d’une douce chaleur somnolente. Trois heures du matin, peut-être ? Cette sourde fatigue lui laissait penser qu’il était encore tôt. Mais elle ne voulait pas tourner la tête et ouvrir les yeux pour consulter les chiffres de son réveil. Elle était si bien, comme ça… Réveillée, mais pas trop. Les pensées qui défilaient dans son esprit l’empêchaient de sombrer dans le sommeil. Ses parents devaient être loin, à l’heure qu’il est. Ces parents qui se la coulaient douce en Bretagne, alors qu’elle allait devoir supporter une espèce de « nounou » jusqu’à leur retour. Camille soupira. Au moins, elle était en vacances. C’était toujours ça de gagné. Plus de profs sur le dos… de devoirs en retard. De mauvaises notes à cacher à tout prix aux parents. La tranquillité absolue. Oui, enfin… Si on excluait cette… (Comment s’appelait-elle, déjà ?) Myriam. Myriam Machin chose. Presque certainement le genre de personnes qui fourre son nez partout, vous donne des devoirs de vacances « pour votre bien ».
Camille ouvrit les yeux et contempla distraitement le plafond de sa chambre. Sans cette saleté de maladie, elle serait partie avec ses parents… Ceux-ci avaient dû se décider au tout dernier moment pour trouver quelqu’un qui pourrait s’occuper d’elle. Bien sûr, pas question de tout annuler. Ca ne leur avait certainement même pas effleuré l’esprit. Non pas qu’elle leur en veuille, mais… si, elle devait s’avouer qu’elle leur en voulait un peu. Eux et leurs stupides voyages… Camille fit la grimace. Nul doute qu’elle se serait beaucoup ennuyée, en leur compagnie. Et peut-être après tout que Myriam n’était pas si horrible que ça…
- Quand doit-elle venir, déjà ? se demanda-t-elle à haute voix.
Cet après-midi… Mais quelle heure était-il ? Elle trouva la force de se tourner vers son réveil et ouvrit grand les yeux. Déjà 8h30 ?! Quelle horreur… Elle bâilla deux ou trois fois et décida qu’elle n’était vraiment pas en mesure d’accueillir « la Myriam » dans cet état.
- Elle va croire que je suis un zombie, soupira-t-elle.
Combien de temps était-elle restée éveillée en songeant au caractère de Myriam et à sa chance d’être en vacances malgré qu’elle ait raté le voyage de ses parents ? Certainement des heures… Camille referma les yeux et ramena la couette sur elle. Elle était sur le point de s’endormir, quand elle entendit le bruit. Plutôt une sorte de grincement. Une porte qui s’ouvre. Celle de sa chambre. La jeune fille était comme figée de stupeur. Des pas se firent entendre, à peine perceptibles, mais assez tout de même pour n’être pas le fruit de son imagination. Camille avait l’impression d’étouffer. La peur lui serrait la gorge et elle retint instinctivement sa respiration. L’inconnu ouvrait des tiroirs, trifouillait un peu partout au petit bonheur, comme s’il découvrait la pièce juste à l’instant. Il devait certainement chercher quelque chose, mais quoi… ? Camille réfléchissait très vite. Elle savait qu’elle n’aurait pas du être là. En ce moment, si tout s’était bien passé, elle serait déjà en Bretagne en compagnie de ses parents. Mais il avait fallu que cette angine la cloue au lit au dernier moment... Et ça, l’inconnu ne le savait pas… « Mais il le comprendra bien un jour », songea Camille en frissonnant. Que devait-elle faire ? C’est si difficile de prendre une décision quand on est accaparé par la peur…
L’inconnu semblait avoir trouvé ce qu’il cherchait. Il s’immobilisa quelques instants, puis se tourna vers la porte de la chambre qu’il ouvrit aussi précautionneusement qu’à son entrée. Prenant son courage à deux mains, Camille risqua un petit coup d’œil de son côté, espérant apercevoir la tête du voleur, mais tout ce qu’elle vit fut une longue silhouette noire…
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MessageSujet: Re: Mon histoire   Sam 8 Sep - 14:23

Chapitre 2 : Claire ou Myriam ?

- Tu es bien Camille ?
La jeune fille fixait avec méfiance celle qui lui faisait face. Une petite taille, des cheveux longs et frisés qui lui descendaient dans le dos, un sourire avenant accroché aux lèvres… elle avait plutôt l’air gentille. Et pourtant, quelque chose ne lui plaisait pas chez cette « Myriam », ou peu importe comment elle s’appelait. Ses minuscules yeux scrutateurs semblaient observer et enregistrer chaque geste qu’elle voyait autour d’elle. Camille en imaginait sûrement une bonne partie, mais c’était l’impression qu’elle lui donnait.
- C’est moi, répondit-elle.
Le sourire de la femme s’élargit.
- Je suis Claire. Tes parents m’ont désignée pour que je m’occupe de toi, car comme tu le sais, ils sont partis en voyage, et…
Camille, faisant mine d’écouter, se plongea en fait dans des réflexions bien plus intéressantes, à son goût, que ce bavardage aussi incessant qu’inutile. Comment s’était-elle mis dans la tête que celle qui viendrait la voir se prénommerait Myriam ? Car, comparé à Claire, on ne notait aucune ressemblance entre ces deux prénoms.
« Bah ! J’ai dû me tromper… », songea-t-elle, sans chercher plus loin.
Claire finissait de parler.
- Quelle jolie maison que tu as ! s’écria-t-elle, un rien trop excitée pour être honnête.
Ce dont avait envie Camille, en ce moment, c’était de retrouver la chaleur de son lit et le calme de sa chambre.
- Tu me la fais visiter ? proposa Claire.
De mieux en mieux. Et elle, dans tout ça ? Si cette femme était-là, c’était pour s’occuper d’elle, pas pour l’obliger à rester dans le froid simplement pour satisfaire sa curiosité vis-à-vis de sa « formidable maison ».
Mais la jeune fille comprit vite que cette question avait été posée juste pour la forme. Claire l’écarta et pénétra dans la salle. A la voir balayer la pièce de cette façon, on aurait presque dit qu’elle faisait une reconnaissance des lieux. Presque ? Et pourquoi pas, après tout ? Camille fronça les sourcils. En temps normal, elle aurait repoussé cette idée, mais… il y avait eu cet inconnu… Peut-être qu’il n’avait pas trouvé ce qu’il cherchait, et qu’il avait appris que Camille était encore à la maison. Alors, il avait envoyé cette femme prendre la place de celle qui avait été choisie par ses parents (ça expliquait les deux prénoms qui différaient), et peut-être même avait-il ordonné qu’on tue la jeune fille. Au cas où elle aurait vu l’homme se glisser dans sa chambre pour la fouiller.
Tout ça était terriblement excitant. Mais tout de même, elle ne tenait pas à se faire exécuter… Il suffisait de faire attention...
- Camille ? Qu’est-ce que tu fabriques ? lança Claire de la cuisine.
L'interpellée sursauta légèrement, puis se dépêcha de rejoindre « l'éclaireuse ».
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MessageSujet: Re: Mon histoire   Mer 12 Sep - 14:24

Un plus grand chapitre pour Artémis, qui, j'espère sera contente cette fois-ci =)

Chapitre 3 : La découverte

Camille posa les yeux sur la glace encastrée dans la porte de sa chambre et fronça légèrement les sourcils. Le miroir lui renvoya l’image d’une jeune fille aux cheveux mi-longs, blonds dorés, et aux grands yeux bleus où on lisait, en tout cas pour le moment, une grande incrédulité et une certaine peur, aussi. Elle avait honte de ce dernier sentiment. Mais tout de même, les doutes persistaient : et si Claire et l’inconnu avaient un lien quelconque...
Quand la porte de sa chambre s’ouvrit, elle ne put réprimer un léger sursaut. C’était elle, bien évidemment, accompagnée de ce petit sourire que la jeune fille détestait tant.
- Tu ne dors pas ? remarqua Claire. Tu devrais, pourtant. Si tu veux vite te rétablir…
- Je ne suis pas fatiguée, répliqua froidement Camille.
- Ah, oui ? Et ces gros cernes, alors ? Qu’est-ce qu’ils font là ? Tu ne dors pas bien, la nuit ? Quelque chose te réveille, peut-être ? Si c’est le cas, tu peux m’en parler, tu le sais.
La jeune fille ne comprit pas immédiatement. Elle haussa les épaules et répondit par la négative.
- Ca pourrait être n’importe quoi, l’aida Claire. Des voisins trop bruyants… le bruit de la pluie… un cambrioleur…
Camille sentit un frisson lui parcourir l’échine. Elle savait. Plus aucun doute, à présent, elle était bien associée avec l’inconnu. Mais que faire ?... Pour commencer, feindre l’ignorance afin qu’elle ne se doute de rien.
- Un cambrioleur ? répéta la jeune fille, avec un magnifique air mi-étonné, mi-apeuré.
Claire sourit, et pour la première fois, le mouvement de ses lèvres n’exprimait plus son habituel contentement hypocrite, mais un vrai sourire, chaleureux à souhait.
- C’était juste une hypothèse comme ça, bien évidemment, mentit-elle. Un cambrioleur… C’était stupide de ma part.
Elle sortit, laissant une Camille deux fois plus pensive qu’avant son arrivée. Elle était en danger et elle le savait. Et tout ça à cause d’une stupide angine ! La jeune fille fit la grimace. Elle qui avait peur de s’ennuyer, elle était servie !...

- Claire ? appela Camille.
La maison resta silencieuse. La jeune femme avait pris l’habitude de faire de longues sorties, « pendant lesquelles elle aurait très bien pu rencontrer l’inconnu », songeait Camille. Celle-ci promena un regard machinal sur la pièce plongée dans l’obscurité. Elle détestait les maisons vides. Ce silence angoissant lui donnait des frissons dans tout le corps. En même temps, c’était peut-être aussi parce qu’elle commençait à prendre froid. Mais elle ne voulait pas regagner son lit. Pas maintenant…
Quand elle releva la tête, elle se rendit compte avec stupeur qu’elle se trouvait juste devant la porte de la mystérieuse chambre de Claire. Pourquoi mystérieuse ? Parce que la jeune femme s’obstinait à la fermer à clé pendant ses longues heures d’absence. Sauf que cette fois-ci, elle était légèrement entrebâillée et un rai de lumière s’en échappait.
Camille s’en approcha doucement. Elle savait que c’était peut-être son unique moyen de percer véritablement le secret de Claire. La porte fut poussée, et une pièce se dévoila à l’œil intéressé de la jeune fille.
« Une salle pas très bien entretenue », auraient dit les plus prudents. « Un vrai capharnaüm ! » auraient répliqué les maniaques. Camille songea simplement que la chambre de Claire semblait au moins aussi dérangée qu’elle.
Elle s’approcha du bureau encombré de papiers et se mit à les observer méthodiquement. La plupart paraissaient aussi dépourvus d’intérêt que les poux du chien de sa voisine. Elle commençait juste à se décourager, quand brusquement, une bouffée d’espoir lui revint, sous forme d’un tiroir à l’allure banale mais pas entièrement refermé. Si il y avait une chose que Camille adorait, c’était les tiroirs secrets. Son papi lui avait appris une façon simple, mais efficace de les découvrir et ça l’avait aussitôt passionnée. Un adulte l’aurait aussitôt accusée « de regarder trop de films », mais même si c’était vrai, il n’était pas là aujourd’hui pour le lui rappeler, ce qui lui permit d’opérer en toute tranquillité, sans l'humiliante impression qu'elle était complètement ridicule. Le mécanisme du tiroir secret était un peu plus complexe que ceux qu’elle avaient déjoués jusqu’à présent, mais elle réussit tout de même à le découvrir au bout d’un moment. Celui-ci contenait quelques feuilles enroulées que Camille défroissa pour les lire silencieusement. Une lueur d’intérêt s’alluma dans ses yeux, car toutes étaient des lettres signées de « l’inconnu à quatre doigts », ou « l’inconnu » tout court, et les demandes de rendez-vous qui y figuraient correspondaient, d’après ses souvenirs, aux absences de Claire. La lettre la plus récente datait d’aujourd’hui et demandait à la jeune femme de se rendre demain aux environs de la maison, dans un endroit que Camille connaissait bien, à… 16h30. Devait-elle y aller, elle aussi ? La question ne se posait même pas.
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MessageSujet: Re: Mon histoire   Dim 16 Sep - 20:05

Voilà, voilà ^^ C'est l'avant dernier chapitre. Ou l'avant avant dernier... scratch

Chapitre 4 : Le rendez-vous.

Camille écarta une mèche blonde en soupirant. Elle avait peur. Elle était même terrorisée. Après tout, peut-être que tout cela faisait partie du plan… La porte ouverte… les lettres pas trop faciles à trouver… Tout ça, ils l’avaient prévu. Machiné, préparé, manigancé… Et elle était tombée dans leur piège en plein dedans.
Mais d’un autre côté… ce n’était pas forcément un fait exprès. Cette pensée à la fois rassurante et parfaitement plausible lui remit du baume au cœur.
Mais de toute façon, quoi qu’il arrive, elle irait à ce rendez-vous ! Qu’il pleuve, qu’il vente… qu’elle ait une peur bleue ou non de ce mystérieux inconnu ou même de Claire et de son affreux sourire…
Camille inspira à fond et se tourna légèrement pour apercevoir les chiffres rouges de son réveil. Plus que deux heures… Et une attente interminable commença. Pendant quelques instants, le silence domina la chambre de la jeune fille à l’esprit obnubilé par des ombres qui se traduisaient par un seul mot : l’inconnu. Un silence oppressant. Pas un de ceux qu’on a envie de rencontrer. A moins 10, Camille se rua vers l’escalier, espérant de toutes ses forces que Claire n’était pas partie sans elle. Elle aperçut par la fenêtre la jeune femme qui sortait juste de la maison, ses mèches brunes se balançant lourdement d’un côté puis de l’autre. Elle marchait vite. Camille attendit quelques secondes, le temps que Claire disparaisse derrière un buisson, puis se lança à se poursuite.

Les instants qui suivirent furent tellement excitants pour la jeune fille qu’elle en oublia presque sa peur. Elle avait l’impression d’être plongée, la tête la première, dans un roman policier, où elle était l’inspecteur chargé de la filature du criminel en fuite.
Claire n’avait l’air de se douter de rien, et même si c’était le cas, elle n’en montrait aucun signe, ce qui rendait Camille encore plus confiante. Au bout d’un moment, la jeune femme s’arrêta, jetant machinalement un coup d’œil à sa montre-bracelet. La rue où elles se trouvaient était tout, sauf accueillante. Grise, sinistre, et surtout complètement vide. L’endroit rêvé pour un rendez-vous clandestin.
L’inquiétude s’était de nouveau emparée de Camille, lui serrant la gorge et multipliant ses coups d’œil méfiants. L’attente, bien que courte, lui parut interminable. Pourtant, quelques instants plus tard, il était là.
Grand, vêtu d’un long manteau noir et d’un chapeau de même couleur qui lui faisait un coin d’ombre juste au niveau du visage. Camille plissa les yeux. L’inconnu s’arrêta devant Claire.
- Tu es sûre que personne ne nous a suivis ? demanda-t-il dans un murmure.
La jeune femme répondit d’un vague haussement d’épaules.
- Si c’est le cas…
Elle sortit un objet noir de sa poche, et un frisson parcourut l’échine de Camille quand elle reconnut la forme du pistolet.
L’inconnu reprit la parole en haussant légèrement le ton.
- Je préfère que tu n’aies pas à t’en servir.
Bizarre… cette voix… Camille fronça les sourcils… puis reporta son attention sur l’homme au manteau noir qui s’apprêtait à enlever son chapeau. Son cœur s’accéléra. Elle allait voir son visage…
L’inconnu s’exécuta et une masse de cheveux clairs et ondulés retombèrent sur ses épaules.
Camille ouvrit la bouche en « O » et se mit à suffoquer. Claire et l’homme blond se tournèrent aussitôt vers elle. Mais ça n’avait plus la moindre importance, à présent. Non, plus la moindre… La jeune fille ferma les yeux. Sa tête lui tournait.
- Ce ne peut pas être… ce ne peut pas être mon père, murmura-t-elle dans un souffle. Puis elle s’évanouit.
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MessageSujet: Re: Mon histoire   Mar 18 Sep - 19:26

Et voilà, voilà. Dernier chapitre tag

Chapitre 5 : Explications.

Camille regarda la tête blonde de son père afficher une expression contrariée. Elle lui avait tout dit : la visite clandestine de l’inconnu dans sa chambre, les lettres dans celle de Claire… Mais elle garda pour elle ses soupçons envers la jeune femme. Elle se sentait complètement ridicule. Mais comment aurait-elle pu deviner qu’elle était associée avec son père ?
- Vois-tu, lui expliqua-t-il, si j’ai envoyé Claire pour te garder, c’était avec l’espoir que tu lui raconterais tout si jamais ce qui s’est produit ce matin-là venait à se passer. Mais malheureusement, tu as préféré tout garder pour toi…
- Tu aurais du me prévenir ! protesta Camille.
- Peut-être… Mais tu comprends, c’était vraiment…
- … un objet d’une valeur inestimable qui t’avait été confié, je sais, termina la jeune fille, agacée.
- Tous ces rendez-vous m’informaient de la situation à la maison. Jamais je n’aurais dû te laisser toute seule là-bas…
- Je n’étais pas seule puisqu’il y avait Claire, répliqua Camille sans un regard pour la jeune femme.
- Ce voyage était très important pour moi et je n’avais certainement pas envie de le rater, mais au début, il n’était pas question de laisser l’objet qu’on m’avait confié seul, pour que le premier voleur en profite. Et puis… cette angine est arrivée. J’ai tout d’abord machinalement appelé quelqu’un qui pourrait s’occuper de toi, puis je me suis souvenu de ma mission et je l’ai décommandée pour la remplacer par Claire. J’avais été informé récemment qu’un cambrioleur traînait dans le coin par mes contacts.
Ainsi donc… tout s’expliquait. « Myriam » devait être celle que son père avait choisi juste avant de changer d’avis et d’envoyer Claire. Camille lança un regard féroce à la jeune femme qui ne parut pas le remarquer. Celle-ci avait beau être innocentée, elle n’en éprouvait pas moins pour elle une haine semblable aux jours précédents où elle l’avait intuitivement soupçonnée. Soudain, une nouvelle question lui vint à l’esprit et elle se tourna vers son père :
- Mais au fait, pourquoi « l’inconnu à quatre d… » ?
Claire l’interrompit brusquement :
- Oh, là, là ! Déjà 19h ! La pauvre Camille doit être épuisée ! Il vaudrait mieux la laisser se reposer… non ?
Camille fronça les sourcils mais ne répliqua pas. C’est vrai qu’elle était tout de même assez fatiguée. Et puis… elle pouvait toujours avoir les réponses à ses dernières questions plus tard… inutile d’être pressée. Elle vit son père sortir de sa chambre et laissa échapper un bâillement. C’est à ce moment-là qu’elle remarqua que Claire était restée. Elle ouvrit la bouche, mais fut stoppée dans son élan. La femme qu’elle avait devant elle était tout à fait « transformée ». Sa bouche figée dans un rictus de haine, elle laissa échapper un petit rire cruel.
- Pauvre Camille la fouineuse, murmura-t-elle.
Dans sa main apparut le petit pistolet noir que la jeune fille avait déjà entraperçu.
Camille se sentit prise de nausées. Elle savait parfaitement que le temps qu’elle s’élance vers la porte, se batte avec la poignée et atterrisse enfin dans la pièce voisine, Claire l’aurait déjà abattue. Il lui fallait gagner du temps… en espérant que son père serait pris d’un doute quelconque pour la jeune femme. Ce qui était très peu probable vu la confiance qu’il lui attribuait.
- Q… Qu’allez vous faire ? prononça-t-elle avec difficulté.
Le rire s’éleva de nouveau. Elle paraissait tout à fait contente d’elle-même.
- Dommage… pour toi. Je n’en serais jamais arrivé là si seulement tu avais pu te taire. Ton père est un idiot. C’est moi qui ai engagé « l’inconnu à quatre doigts ». J’aurais dû l’empêcher de signer ainsi. Une erreur de ma part. Cette porte ouverte a été la cause de tous mes ennuis. Et pour répondre à ta question, je vais te tuer.
La jeune fille crut sa dernière heure arrivée. Elle ferma les yeux du plus fort qu’elle put… mais le coup ne partit pas. Elle les rouvrit lentement, s’attendant à rencontrer le regard narquois de son ennemi, son arme pointée sur elle, mais tout ce qu’elle vit fut le visage souriant de sa mère. C’est en baissant les yeux qu’elle rencontra le regard vide de Claire… qui gisait sur le plancher à présent taché de sang. Elle eut un haut-le-cœur.
- Je savais bien qu’on ne pouvait pas lui faire confiance, dit simplement sa mère en rangeant son arme.
FIN.
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